14-07-06
Questionnaire sur l'insertion professionnelle des documentalistes
Cette enquête (enquête pour améliorer ses lettres de motivation) a été réalisée par Nathalie Beltran
http://documentaliste.blogemplo
Vous pouvez également apporter votre témoignage en répondant sur son blog.
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Les questions posées :
1- Pourriez-vous m'indiquer quelles compétences/ savoir-faire /qualités vous estimez nécessaires à l'exercice de notre métier?
2- Pour « se vendre » auprès de recruteurs (ceux qui ne connaissent pas le métier de documentaliste), comment pourriez-vous parler en termes concret de l'intérêt que peut avoir un chef d'entreprise à recruter une documentaliste. C'est-à-dire « Dans une entreprise la documentaliste vous permettra ... ? »
3- D’après vous, quels types d’entreprises sont susceptibles de nous recruter? grosse/petite structure, secteur d'activité, public/privé/associatif?
Les réponses :
Témoignage 1
Bonjour,
Je suppose que vous avez pris connaissances des résultats des enquêtes ADBS 2004 et 2005 sur l'emploi des documentalistes qui rejoignent vos questions et les complètent.
J'essaierai de répondre brièvement à vos questions; ces questions soulèvent énormément de choses et j'aurai peur que vous vous endormiez en me lisant!
Une double, triple compétence puisqu'il faut savoir gérer les outils, connaître les sources et les protocoles d'interrogation et maîtriser le secteur dans lequel on effectue la recherche d'informations.
Etre au minimum bilingue puisque les moteurs de recherche les plus 'intéressants' sont en anglais.
Enfin savoir s'adapter à son temps, il y a 10 ans on découpait encore les articles manuellement et la photocopieuse s'usait vite; on arrive maintenant à un 'paperless office'.
Les principales qualités je pense, être organisée, savoir gérer son stress (cela dépend où l'on travaille bien sûr, par mon expérience nos revues de presse avaient un délai, ce n'est pas toujours le cas), être ouvert d'esprit, curieux et avoir le sens de l'humour, une bonne mémoire and a keen eye for detail.
Une petite pensée pour mon premier patron dans un service de surveillance de la presse qui m'a dit : 'Just get the job done, soon enough you will know everything about such or such subject whithout having been introduced to it.' (J'ai en effet appris énormément sur les placements financiers auxquels je ne connaissais rien)
La France est en retard au niveau de la reconnaissance de l'utilité (importance) du poste de documentaliste d'entreprise. Mon expérience me fait dire qu'en Angleterre à Londres plus précisément les décideurs de structure réalisent très bien les enjeux de la gestion de l'information et du traitement de la documentation. C'est un peu comme les chips au vinaigre, elles sont arrivées en France 10 ans après!
Tous types de structure peut avoir besoin (ne serait ce que ponctuel) d'un/ une professionnelle de l'info doc. Utiliser le portage salarial et se proposer pour des missions courtes auprès d'entreprises peut marcher. Chambres de Commerce, bureau d'études, cabinets d'architectes, office du tourisme, mairie, labo pharmaceutique, école de commerce je m'arrête là, il y a le choix.
Documentaliste, spécialisée Presse
***
Témoignage 2
(la réponse à la question 2 vient d'une synthèse d'un forum adbs-info.)
Bonjour,
I ] En ce qui concerne les compétences /savoir-faire nécessaires au métier de documentaliste, je pense que les codes ROME de l'ANPE sont plutôt bien faits.
Les compétences que je pouvais mettre en avant dans mes différents CV sont les suivantes :
- Identifier les besoins des clients
- Rechercher, vérifier et analyser l'information
- Diffuser les renseignements obtenus avec différents médias
- Acquérir, traiter et stocker les documents sur tous supports
- Concevoir et réaliser des produits ou services
- Proposer les moyens de communication et choisir les supports de réalisation
- Mettre en oeuvre les actions de communication les plus efficaces
- Assurer les contacts avec les interlocuteurs de l'entreprise et les partenaires
- Concevoir les contenus des messages, avec un langage et un style adaptés
- Négocier avec prestataires et fournisseurs
- Veiller l’environnement technologique
- Maîtriser les technologies d’information et de communication
Pour ce qui est des qualités que j'estime nécessaires en voici quelques-unes :
* Ecoute
* Sens relationnel
* Anticipation
* Esprit de synthèse
* Organisation
* Réactivité
* Curiosité
* Rigueur
II ] Pour se vendre auprès des entreprises, voici un argumentaire trouvé sur la liste adbs-info :
1°) - Les documentalistes permettent aux entreprises de choisir pertinemment les moyens techniques adéquats et l'acquisition des compétences indispensables à la maîtrise et à la judicieuse utilisation des NTIC. Notre connaissance des besoins en information fait de nous un participant (voire un chef de projet utilisateur) pour tous les projets NTIC de notre structure. Tout ce qui permet de partager (réseaux, serveurs,...), diffuser (technologies IP, workflow,...) et stocker (ged, records management, KM...) de l'information nous intéresse. D'où de très intéressantes possibilités de médiations entre les services informatiques et les demandes des
utilisateurs - du moment que l'on reste dans un langage fonctionnel. Nous pouvons en même temps devenir un des moteurs de l'intranet et du site internet.
2°) Un autre argument : la gestion indispensable des sources d'information. Le documentaliste a un rôle stratégique dans cette gestion du portefeuille de sources. Puisque l'entreprise utilise Internet et les bases de données, le responsable d'information évalue le portefeuille et les annuaires de signets, et les réaménage en permanence. Les sources évoluent, les prix et les contenus aussi. Il suit l'offre, l'adapte (en évaluant les doublons, les lacunes, les nouveautés, etc.) et la teste (ce
dernier stade est réalisé avec quelques utilisateurs expérimentés). Il négocie aussi avec les prestataires. On peut y ajouter une action sur le partage des sources (ce qui n'est pas toujours une mince affaire) : gestion des mots de passe, des autorisations, etc. Le documentaliste classe et caractérise l'information dans un but de " retrieving" plus rapide. Ses compétences et sa position "transversale" dans l'entreprise, lui permettent de recouper les différentes sources d'information, afin de les mettre en perspective et de valider les informations qui en étaient extraites. Même si chacun dans l'entreprise pouvait, à un moment, identifier les sources
principales de son domaine de travail, cela ne suffirait pas car les différents médias évoluent en permanence. L'information de type économique est rapidement périmée. Le documentaliste a lui le temps, grâce à une spécialisation, de mettre à jour ces sources.
3°) Spécialisation du documentaliste : bien que les entreprises disposent de ressources documentaires (internet, bases de données) qu'elles exploitent directement, elles ne les exploitent pas avec le même dextérité qu'une personne rompue aux techniques de recherche. Le documentaliste par expérience connaît toutes les sources d'informations ; et quand il ne les connaît pas, il les trouve très rapidement (le consultant y passerait certainement beaucoup plus de temps, temps qu'il n'a généralement pas). Ainsi, le travail du documentaliste, permet de désengorger les cadres sur-informés et éviter une perte de leur productivité due à leur temps de recherche.
4°) De plus, la qualité d'écoute et les compétences du documentaliste pour analyser les besoins en informations, lui permettent de filtrer et ne laisser passer que les infos nécessaires suivant les besoins de chacun, d'apporter l'information au moment où elle est nécéssaire/ utile, de détecter les besoins implicites, besoins d'information qui ne sont pas directement exprimés par les utilisateurs. Les utilisateurs cherchent, mais ils peuvent trouver mieux. Discussions, trainings
individuels, rédaction de procédures, de modes d'emploi simplifiés et de guides ... Voilà autant d'actions parallèles que l'on peut mener et qui font vite progresser. On peut aussi faire organiser des formations avec l'aide des prestataires d'information. Toutes ces actions ont 2 résultats : améliorer la productivité et intégrer plus rapidement les nouveaux venus. "
5°) Le documentaliste est le garant d'un système efficace de partage et d'extraction, car sa position transversale lui permettait d'élaborer un mode unique et centralisé de classement et de conservation de documents dans l'entreprise. Ceci permet d'apporter une réponse au problème de retrouver un document quand le
salarié, censé le détenir est absent. Enfin, au sujet de la déperdition d'informations causée par la position d'intermédiaire entre la source d'information et l'utilisateur, celle-ci ne se justifiera que si la communication entre le demandeur et la documentaliste est insuffisante. En effet le travail de recherche repose en grande partie sur l'interaction documentaliste-demandeur, chacun devant pouvoir rebondir sur les remarques de l'autre. Valeurs-ajoutées plus viables, susceptibles d*être fournies par un documentaliste: le terrain de la recherche d'informations n'est pas le seul, et pas forcément le meilleur. Mieux vaut ne pas se mettre en
compétition avec nos utilisateurs. Notre valeur-ajoutée est dans ce qu'ils ne savent pas faire. Leur faire gagner du temps et de l'efficacité est un
plus. Il y aurait déperdition d'informations si je faisais les recherches dans un domaine où ils sont bien plus experts que moi. Mais l'apport d'une documentaliste peut être autre et constructif. Valeurs-ajoutées : gestion du portefeuille des sources, méthodologie et progression du système.
III ] Les types d'entreprises susceptibles de recruter sont les grosses structures, les associations, les CCI.
Les secteurs d'activité les plus concernés : industrie, services, administration, culture, technologies innovantes.
Voici les structures, sites et méthodes que je recommande :
* Cabinets de conseil offrant des prestations de veille
* Chambres de Commerce et d’Industrie locales et régionales
* Agences Régionales d’Information Stratégique et Technologique
* Cabinets de recrutement
* Agences d’intérim
* Cabinets de ressources humaines
* Associations locales de cadres en recherche d’emploi
* Salons de recrutement
* Salons spécialisés
* Keljob
* Optioncarriere
* ANPE
* APEC
* abondance.com
* cepid.com
* adbs.com
* Liste de diffusion IE-Network
* SCIP France
* Réaliser un site web, le référencer et mettre à jour
Documentaliste, chargée de veille
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Témoignage 3
Le métier de documentaliste, est un métier de communication essentiellement. Dans ma structure, j'ai en charge la diffusion de l'information, précédée par la recherche de l'information utile en interne et vers nos clients, le traitement de ces données.
La curiosité est un atout. Le bon sens et la capacité à accepter les conseils des autres, des "non spécialistes"!! sur le travail que nous fournissons. Ils sont nos meilleurs alliés.
Il faut être en permanence à la recherche de l'amélioration du service. Evaluer le travail fait au quotidien, prévenir les dysfonctionnements. Le poste de documentaliste n'est pas valorisé,
mais il devient ce que chacun y met. Certes, il répond à des besoins, à un profil défini par un recruteur, mais je peux vous assurer que dans une entreprise, ce poste peut être en constante
évolution. Il n'y a pas de modèle pour l'entreprise.
Cela fait plus de 15 ans que j'exerce ce métier, dans 3 structures privées différentes. Il faut à mon sens, une bonne capacité d'adaptation; dans le privé, rien n'est jamais acquis, le marché est instable, donc l'emploi est fragile. Je pense que les recruteurs, contrairement à ce que vous dites, connaissent bien ce qu'ils attendent d'un documentaliste, même si les techniques leur
échappent. Ils ont une idée précise des résultats, de ce qu'ils veulent, et cherchent justement un spécialiste pour le mettre en oeuvre. C'est à vous de montrer que vous ne pourrez pas faire seule mais avec eux.
Pour finir, toutes les entreprises sont susceptibles d'embaucher, et pas seulement des grosses. Pour ma part, j'ai été recrutée par des entreprises et associations de Toulouse sans grande difficulté chaque fois. Le marché est cependant saturé ici, et lors de mon recrutement dans la structure où je suis actuellement, j'ai construit un projet de mise en place d'un centre de doc, phase par phase, comme un cahier des charges, et je leur ai présenté. Je pense que c'est plus pertinent que le simple CV.
Adeline Baudoux
Documentaliste et responsable qualité.
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Témoignage n°4
• Pourriez-vous m'indiquer quelles compétences/ savoir-faire /qualités vous
estimez nécessaires à l'exercice de notre métier?
Cela dépend des postes, généralistes ou spécialisés dans un domaine précis.
Pour les postes généralistes la maîtrise d'un ou plusieurs logiciels de GED
suffit, avec le maniement du pack Office. Internet aussi peut servir
(recherches d'informations). Les qualités requises sont le sens du service,
un bon relationnel, des talents en communication, un bon rédactionnel, de la
réactivité, de la rigueur et de l'organisation. Il vaut mieux aussi être
assez polyvalent (capable de tout faire).
Pour des postes spécialisés (domaine juridique, technique, sciences, veille
dans un domaine), il faut en plus posséder un diplôme dans ce domaine et/ou
avoir exercé plusieurs années (minimum 2/3) dans une entreprise du même
secteur... Et on peut axer ses compétences sur une ou deux activités :
administrer et faire évoluer un système d'informations, faire de la veille
technologique et des revues de presse, concevoir des supports d'information
(plaquettes, contenu multimédia, intranet ou site web). Certains postes
s'adressent à des webmestres (gérer et faire évoluer un site web en
principale compétence).
• Pour « se vendre » auprès de recruteurs (ceux qui ne connaissent pas le
métier de documentaliste), comment pourriez-vous parler en termes concret de
l'intérêt que peut avoir un chef d'entreprise à recruter une documentaliste.
C'est-à-dire « Dans une entreprise la documentaliste vous permettra ... ? »
Il faut parler du gain d'efficacité et de réactivité suscité par un
professionnel de l'information dans l'entreprise : l'information circule
mieux, les services fonctionnent à leur plein potentiel, cela permet une
meilleure stratégie (achats, nouveaux marchés, partenaires,...), et à plus
long terme. Les gens ne perdent plus de temps et d'énergie à rechercher des
informations puisqu'un professionnel s'en charge. Les informations sont
centralisées dans un seul service, sur un ou plusieurs ordinateurs, les
dossiers, ouvrages et revues éventuels sont gardés dans une seule pièce et
non pas éparpillés dans l'entreprise : plus grande facilité d'accès, les
infos ne sont plus perdues ou introuvables, le documentaliste empêche
n'importe qui de prendre des informations sans s'être assuré que la demande
est légitime, et récupère les infos (livres, dossiers, revues) prêtés au
delà d'un certain délai (gestion des prêts). Il collecte aussi les
informations qui autrement "dormiraient" dans certains services sans
circuler, et manqueraient à d'autres pour prendre les bonnes décisions ou
simplement travailler. D'où rationalisation de fonctionnement et
d'utilisation des informations de l'entreprise.
• D’après vous, quels types d’entreprises sont susceptibles de nous
recruter? grosse/petite structure, secteur d'activité,
public/privé/associatif?
A mon avis, les moyennes et grosses structures sont plus susceptibles d'être
intéressées ET de pouvoir recruter un professionnel de l'information et de
la documentation. Les plus petites structures ne pourront pas se le payer ou
recruteront un gestionnaire administratif qui effectuera ces taches avec
d'autres activités administratives.. Les associations recrutent des
professionnels de l'information si elles sont d'une taille suffisante. Le
public comme le privé recrutent, cependant le recrutement par un
établissement public suppose de passer les concours administratifs (délais
très longs, plus année de probation). Hormis les remplacements (CDD
ponctuels) ou le transfert de poste, on ne rentre pas autrement dans le
public. Surtout en ce qui concerne les médiathèques et bibliothèques
municipales. D'autres organismes administratifs disposent de services de
communication et de ressources documentaires, et recrutent, cela passe aussi
très souvent par des concours, mais pas toujours. Ils peuvent proposer des
CDD ponctuels, ou des contrats aidés. Certaines fois on peut intégrer pour
de bon la structure en passant un concours interne ou externe.
Catherine Montagne, documentaliste scientifique, 10 ans
d’expérience
e-mail
***
Témoignage n°5
1 - Ecoute, disponibilité/Esprit de synthèse/Adaptabilité, c'est à dire la
possibilité de se remettre rapidement en question sur nos pratiques et de
chercher tout le temps à améliorer ses compétences.
2 - Je crois qu'il faut insister sur l'aide à la décision. Tout notre
travail porte là -dessus : avoir une information pertinente pour décider,
une information fiable, de qualité. Puis le gain de temps dans la recherche,
la confier à un professionnel permet de libérer du temps pour la
production.
3 -Pour le recrutement, actuellement ce sont les grosses entreprises. Les
pme n'ont pas les moyens, quand à l'associatif, c'est licenciements à tout
va. En entreprise, les postes de doc et de com sont les premiers à sauter
en cas de restructuration. Même les collectivités territoriales revoient
leur budget à la baisse.
Anonyme
***
Témoignage n°6
Question 1
ANTICIPATION : toujours penser avant ce que les autres pourront nous
demander plus tard. Très utile dans le cadre de la veille,
ADAPTATION : il faut se faire aux multiples changements qu'ils soient
techniques ou organisationnels,
CURIOSITE : il faut s'intéresser à tout ce qui nous entoure,
ECOUTE : il faut savoir écouter les autres, et surtout comprendre ce qu'ils
attendent de nous,
GESTION DU STRESS : on travaille très souvent dans l'urgence et il faut
arriver à dominer le stress, l'angoisse de la pendule qui tourne,
MEMOIRE : la mémoire est essentielle et il faut sans cesse la travailler,
RIGUEUR : se tenir aux termes de la demande et s'y tenir afin que
l'interlocuteur ne soit pas noyé dans une masse d'information,
SENS DU RELATIONNEL : le service documentation travaille avec toutes les
personnes de l'entreprise (cadres ou non cadres) et il faut un bon sens du
relationnel pour mettre de côté l'animosité qu'on peut avoir envers
certaines personnes. On ne peut pas s'entendre bien avec tout le monde !
Question 2
Je pense que les entreprises sont maintenant assez au courant du métier de
documentaliste. Ce que l'on peut mettre en avant est :
- le service documentation est la plaque tournant du système d'information
dans l'entreprise : il reçoit, diffuse, synthétise, archive tous les
documents entrants,
- il a souvent une vision globale de l'entreprise car chaque service peut
être amené à travailler avec la documentation,
- la documentaliste sait reformuler chaque demande pour ne pas perdre de
temps en recherches inutiles,
- elle connaît les sources d'information les plus fiables pour trouver une
réponse la plus juste possible et surtout à jour,
Question 3
Je pense que tout type d'entreprise peut se doter d'un service
documentation, même minimaliste c'est à dire composé d'une ou 2 personnes.
Cela permet à l'information d'être centralisée, à jour et surtout conservée
en un lieu unique.
Cela permet aussi de réduire le nombre des abonnements tant papier
qu'électroniques et de pouvoir centraliser les demandes auprès d'un service
expert, formé à ce genre de recherches.
Karine ELOY - CPAM de la Nièvre
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Témoignage n°7
Question 1
Les compétences: Maîtrise des TIC, Bases documentaires et langages
documentaires, anglais
Savoir-faire: communication, rédaction d'écrits,
Qualités: rapidité, adaptabilité, organisation, communication, travail de
groupe, esprit de synthèse
Question 2
Gérer l'information selon le secteur d'activité qui intéresse l'entreprise
'veille d'entreprise). De gérer la gestion des documents internes " records
management". Savoir diffuser l'information par des réseaux internes ou
externes....
La documentation et l'information sont des notions complémentaires.
Question 3
Toute entreprise est susceptible de nous recruter pour gérer le moyen et les
techniques pour diffuser l'information.
Anonyme
***
Témoignage n°8
1 - quelles compétences/ savoir-faire /qualités que vous estimez
nécessaires à l'exercice de notre métier? *
Je les classe en plusieurs catégories :
- compétences documentaires, bien sûr : chercher, évaluer, analyser,
valoriser, mettre en forme, diffuser, classer ET retrouver l'information,
- compétences techniques : disposer d'une culture technique suffisante pour
demander aux services compétents (informaticiens, reprographie, webmetres,
etc.) les outils/produits/services nécessaires à l'activité, évaluer la
qualité de leur réponse, argumenter et orienter les choix ; l'idéal est de
faire partie du comité de pilotage des nouvelles technologies (voir ce qui
va arriver et faire évoluer les produits et services doc en parallèle)
- compétences générales : gestion du budget, négociation (échanges,
acquisitions), communication sur l'activité du service (présenter un
rapport annuel), marketing (cycle de vie des produits et services doc),
ergonomie (proposer des interfaces, des formatages de bases, des
rangements, etc., conformes aux habitudes et aux standard du travail en
général, et pas seulement de la doc)
- compétences spécialisées ("la double" voire "triple compétence")
nécessaires
1) au type de documentation pratiquée : veille, intelligence économique,
qualité, documentation technique, juridique
2) aux secteurs : banque, transport, distribution, etc.
Paradoxalement, la partie sectorielle, la plus facile à acquérir, est la
plus valorisée par les recruteurs ("elle l'a déjà fait" ; ça rassure). Par
contre les "réflexes" qualité ou veille ne s'inventent pas.
- qualités : écoute et reformulation (analyse/synthèse), capacités
relationnelles internes ET externes (toutes formes de réseau)
*2 - Pour « se vendre » auprès de recruteurs (ceux qui ne connaissent pas
le métier de documentaliste), comment pourriez-vous parler en termes
concret de l'intérêt que peut avoir un chef d'entreprise à recruter une
documentaliste. C'est-à-dire « Dans une entreprise la documentaliste vous
permettra ... ? » *
Pour l'avoir beaucoup fait, je peux dire que c'est difficile et sans grands
résultats. C'est si décourageant et fatigant de "prêcher" auprès de
personnes qui ne connaissent ni le lieu ni le contenu de leur propre
service doc que j'évite les candidatures spontanées. Je privilégie les demandes de contact auprès :
- des services généraux (Secrétaire général, Directeur administratif et
financier)
- des services fonctionnels, partenaires ou clients de la doc :
informatique, développement, marketing, communication interne
D'une façon générale, le chef d'entreprise recrute rarement de lui-même
un(e) documentaliste. Il s'adresse aux cadres qui l'entourent "Tel produit
est décidé / tel service doit être fourni (ex améliorer l'utilisation des
données contenues dans le système d'information). Vous avez besoin de
quelqu'un pour pour le faire ? OK. De quel profil avez-vous besoin ? Faites
une note en ce sens au chef du personnel. ".
[Note : Les informaticiens, très demandeurs de compétences sur les contenus
de leurs "tuyaux", ne connaissent pas nos activités. Savez-vous
qu'actuellement des SSII réalisent des missions du type : alimenter en
information quotidienne un intranet (une très très grande société française
qui par ailleurs licencie ses propres documentalistes) ; restructurer les
contenus d'une base de données (oui, oui, une grande entreprise automobile
française ...). Ces SSII ignorent la simple existence de notre métier, et
confient ces missions à des chefs de projet ou des programmeurs entre deux
("vraies") missions (les deux exemples cités ont eu lieu dans mon
entourage). C'est pourquoi je crois indispensable de mieux nous faire
connaître dans les écoles d'informatique. ]
Pour convaincre des recruteurs, j'utilise le référentiel de l'ADBS et leur
propose de regarder celui du CELSA sur les métiers de l'intranet, produit
par CLUBNET et les étudiants de Michel Germain. Cet excellent travail, en
coopération avec l'ADBS, améliore la présence des documentalistes, et est
très utile _vis-à-vis des RH, des recruteurs et des directeurs de
Communication interne_ (la Documentation dépend de + en + de la
Communication, qui a souvent les clés de l'intranet d'entreprise).
Par rapport à votre question, je n'adhère pas vraiment à la proposition «
Dans une entreprise la documentaliste vous permettra ... ? » s'il s'agit
d'interlocuteurs qui ne connaissent pas le métier. Je pense qu'on ne peut
argumenter utilement que de façon personnalisée, sous peine de fournir :
- un discours trop général /"chercher, évaluer, analyser, valoriser, mettre
en forme, diffuser, classer ET retrouver l'information", /auquel tout le
monde adhère ... mais qui a fait de notre compétence une compétence
"répartie" : tout le monde en fait un peu, et plus personne ne comprend que
nous le faisons mieux et plus vite !
- un discours peu crédible si on explique ex-nihilo notre activité, sans
l'appliquer à un cas particulier et sans sélectionner (= tout ce que nous
sommes capables de faire). La liste est trop longue, parfois
contradictoire, qui ne convainc pas l'auditeur. La documentation est
polymorphe, et il faut établir l'argumentaire par rapport à une situation
précise : veille, doc, RM PME, grande entreprise, association, etc ...
Chaque documentation est un cas particulier.
- un discours cohérent mais fruit d'une expérience tirée d'un autre emploi
: chacun pense que c'est différent chez lui et qu'on ne s'y adaptera pas
... (cela m'est arrivé à plusieurs reprises).
Par ailleurs, il me semble risqué d'affirmer d'emblée qu'on fera
gagner/économiser de l'argent. C'est difficile à prouver ; on a rarement
évalué le coût réel d'une information reçue trop tard. Ma stratégie en
entretien est de faire parler l'interlocuteur le plus possible. Ensuite je
me sers de SES références et de SON vocabulaire pour proposer des
moyens/des solutions à chaque point soulevé, expliquer la documentation au
service de son activité.
*3 quels types d'entreprises sont susceptibles de nous recruter?
grosse/petite structure, secteur d'activité, public/privé/associatif? *
Tous. La différence se situe entre
- ceux qui ont l'expérience de la doc : grandes entreprises,
administrations, associations, secteurs scientifiques et technologiques,
banques et assurances, études et conseils, droit
- ceux qui nous découvrent : petites structures, tous secteurs d'activité
Chez les premiers, structure, postes, contenus, outils, produits et
services sont définis. C'est plutôt un "marché de remplacement" : les
postes sont pris ; il y a plus de concentration que de développement
(productivité, nouvelles technologies, externalisation ...) ; de temps en
temps, des réorganisations suscitent des postes ou des missions
intéressants, mais ce sont plutôt des "chaises musicales" que de réelles
créations de poste. La répartition des compétences (tout le monde apprend à
chercher) et les formations à la recherche d'information incluses dans les
études (écoles d'ingénieurs, écoles de commerce) nous créent une
concurrence importante. Il nous faut donc nous différencier plus ; être
plus spécialisé(e)s sur des terrains où ne viendront pas nos utilisateurs
compétents. Les services qui ne le font pas fondent comme peau de chagrin.
Je crois que nous avons tout à gagner chez les PME. Beaucoup de petits
services sont à créer car ces sociétés commencent à comprendre l'utilité
d'un(e) spécialiste. Argument en notre faveur : nos pratiques réseau et
notre connaissance des sources qui permettent pas mal d'économies. Mais
rappelons que dans les PME les gens sont très autonomes et très
débrouillards. Nous devons donc promouvoir d'autres compétences que la
simple recherche de l'info (ex : l'intranet collaboratif), et ne pas
hésiter à nous couler dans des intitulés différents : webmestre éditorial,
support qualité, expert utilisateurs, document controller, coordinateur de
xyz, ... Les compétences documentaires ne produisent pas seulement des
documentalistes, de même que les compétences juridiques, seulement des
avocats ...
Caroline Lopez
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